La version de votre navigateur est obsolète. Nous vous recommandons vivement d'actualiser votre navigateur vers la dernière version.

Ostéoarthrose

 

Définition

L'ostéoarthrose (OA) se définit comme la dégradation du cartilage articulaire amenant un degré variable d’inflammation synoviale (liquide intra-articulaire) ainsi que la formation d'ostéophytes/kystes (surcroissance
osseuse anormale). Toutes les parties de l'articulation sont touchées (os, cartilage, synovie, capsule). Les muscles, tendons et ligaments sont également atteints lors de ce processus. Finalement, tous ces changements peuvent amener une sensibilisation à la douleur au niveau de toutes les structures de l'articulation (excepté le cartilage qui n'a pas d'innervation). L’OA est la forme la plus commune d’arthrite chez le chien et le chat : il a été estimé qu’environ 20% des chiens adultes sont atteints, et plus de 60% des chats adultes présentent des signes radiographiques d’OA au niveau de leur squelette.

Causes

Primaire : très rare chez les chiens
Secondaire : à un problème primaire (problème de développement comme la dysplasie, rupture de ligament croisé, fracture, trauma ou infection).

Facteurs de risque

  • Génétique : confirmée comme facteur de risque chez les humains, les gènes impliqués n'ont toujours pas été identifiés, mais la génétique est fortement suspectée comme facteur de risque
  • Obésité : la surcharge ainsi que le stress sur les articulations d'un animal obèse entraineront une augmentation des risques d'avoir de l'OA (rôle mécanique). De plus, il est maintenant démontré que l'obésité augmente dans le système la présence de substances pro-inflammatoires qui en favoriseront l'apparition (rôle biochimique)
  • Âge : avec l'âge des changements articulaires interviennent (usure du cartilage, arthrite) et augmentent le risque d'OA
  • Exercice : une étude suédoise a démontré que les types d'activité intense (courir après un bâton ou une balle) chez 365 jeunes labradors, prédisposait à l'apparition de la dysplasie des hanches et des coudes


Diagnostic

Plusieurs éléments serviront à poser le diagnostic de l'OA. Certains pourront se faire lors de la visite chez votre vétérinaire régulier (anamnèse, symptômes, examen physique, radiographies), mais d'autres sont retrouvés en centre de référence (Ct-Scan, IRM, arthroscopie).


- Anamnèse : boiterie et raideur à froid (au lever), intolérance à l’exercice, refus de faire certaines activités (escaliers, sauts) et changements de comportement (agressivité). Ces signes augmentent habituellement avec le temps, peuvent
varier avec le climat et l'activité
- Symptômes : diminution de la masse musculaire, enflure articulaire, diminution de l’amplitude de mouvement, crépitements et douleur lors de la manipulation de l’articulation atteinte.
- Radiographies : permet d'évaluer les changements (tardifs) osseux seulement (contour osseux irréguliers, ostéophytes, inflammation intra-articulaire), mais ne peuvent évaluer le cartilage et des tissus mous (précoces)
- IRM et CT-Scan : plus précises dans l'évaluation de l'OA et le diagnostic de la condition primaire. Elles sont peut utilisées à cause de leur cout et de leur disponibilité
- Arthroscopie : permet d'évaluer les structures intra-articulaires. Permet dans certains cas de corriger certaines pathologies : comme les OCD des coudes lors de la dysplasie)

Traitement et gestion

Chirurgie : la chirurgie permet de prévenir l'OA (lors de dysplasie de la hanche) ou pour remplacer une articulation (prothèse complète de la hanche).

Cependant, la plupart du temps, la gestion demeure non-chirurgicale et conservatrice.

- Gestion du poids : garder un animal avec un poids santé a non seulement un rôle préventif en jeune âge mais également un rôle thérapeutique très important lorsque le processus est enclenché. Il est alors très important de travailler de pair avec votre vétérinaire est son équipe afin de suivre un programme de gestion de poids, d'activité physique et de faire des suivis réguliers.
- Exercice physique : un exercice contrôlé, régulier et modéré est bénéfique. La physiothérapie (se baigner dans un lac par exemple) est également une option qui aidera d'avantage votre animal, car ce dernier fait de l'activité physique sans amener de poids sur ses articulations.

- Médicaments :

  • Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) : limitent la production de substances inflammatoires. Peuvent être donnés à long terme lorsque la gestion du poids et des activités ne suffisent plus. Certains tests sanguins seront recommandés afin de vérifier l'état des reins avant de le faire à long terme.
  • D'autres substances analgésiques sont également disponibles. Elles peuvent être données en même temps que les AINS.
  • Suppléments articulaires : une multitude de produits existent sur le marché et plus d'une vingtaine de neutraceutiques les constituent. Cela dit, malheureusement, les preuves scientifiques ne permettent d'en recommander que très peu, ce pourquoi votre vétérinaire et son équipe sont les meilleurs placés afin de vous conseiller le meilleur produit.